Dans le joyau qu'est la
Baie de Somme
naquit il y a maintenant
plus de 30 ans
le cheval Henson
réputé pour son
énergie
sa
curiosité
et sa
docilité
il est devenu aujourd'hui
l'emblème
de la Baie de Somme
soutenu par une communauté
toujours plus grande
et sous l'oeil toujours
bienveillant
de ses congénères...
Vivez avec nous
l'Aventure Henson !

L'aventure Henson

Est-il encore possible qu’un cheval puisse naître à notre époque du désir de liberté ?

C’est pourtant ici même qu’a débuté l’histoire des chevaux Henson, il y a un peu plus de 30 ans.

Nouvelle race équine française (la 44ème !) reconnue officiellement depuis juillet 2003, les chevaux Henson sont devenus l’emblème d’une équitation rêvée, celle des chevauchées en pleine nature.

La race des chevaux Henson

L'origine des chevaux Henson

A l’origine, le cheval Henson est issu de croisements entre des étalons Fjord (d’origine scandinave) et une jumenterie locale comportant diverses races de sang : pur-sang, trotteur, anglo-arabe, selle français... Bien qu’il ait existé des croisements Fjord depuis le XIXème siècle, il revient à Bernard Bizet, agriculteur éleveur établi à Morlay (Ponthoile) d’avoir été le premier à les introduire en Baie de Somme au début des années 1970, en vue de produire des poneys et chevaux rustiques alliant les qualités de leurs géniteurs.

Mais créer une race est autre chose... Au départ, l’aventure est jugée un peu farfelue et la mission quasi-impossible. À part le selle français, en effet, il n’y a pas eu de race créée en France au XXème siècle. Nous devons cette audace, à la fin des années 1970, à la vision de ses fondateurs, Lionel et Marc Berquin, encouragés par leurs amis proches au sein de l’Association des Cavaliers de la Baie de Somme nouvellement créée en 1979 et notamment à leur ami de lycée, Michel Trencart, vétérinaire.

Leur idée était aussi ambitieuse que simple : produire un véritable cheval de loisirs polyvalent, tonique, endurant, sûr et rustique, pouvant vivre, sans problème, toute l’année dehors. C’est-à-dire à un coût économique aussi attractif que possible. A ceci s’ajoutait une philosophie : respecter le naturel et faire du cheval un véritable compagnon de découverte et d’émotions partagées.

Les premiers « croisements de croisements » - ceux qui fondent, effectivement, la création de la race - naissent en 1982, sous la lettre « Q » : Quelea et Queenee de Henson.

La même année, à la suite de leur rencontre avec Dominique Cocquet, alors directeur du Syndicat Mixte pour l’Aménagement de la Cote Picarde, est créée « l’Association du Cheval Henson », qui constitue la première expression officielle de l’existence de la race. Les Cavaliers de la Baie de Somme en sont les porteurs bénévoles, se produisant dans des fêtes de villages jusqu’à Lille, où le Salon Animavia leur sert de vitrine régionale. Le rêve devient peu à peu réalité...

Dès le milieu des années 80, les Haras Nationaux se rendent compte de l’intérêt de cette démarche et encouragent l’Association à persévérer. Mais il faudra encore attendre l’arrivée des Cavaliers de la Baie de Somme au Domaine du Marquenterre au début des années 1990 pour voir tout le potentiel de cette création se révéler dans cette « Terre Promise » des Hensons.

En 1995, le livret A du stud-book du cheval Henson est fermé, ses promoteurs considérant que le potentiel génétique ainsi accumulé depuis 1973 est largement suffisant pour travailler en population autonome. 2003 était enfin l’année de la « consécration » avec la reconnaissance officielle de la race par le Ministère de l’Agriculture en tant que 44ème race équine française.

L'Aventure Henson continue...

A la suite de la reconnaissance officielle de la race en 2003, les perspectives s’organisent autour de deux axes principaux :

- La valorisation du travail des chevaux dès leur phase de débourrage, de manière à produire des sujets non seulement génétiquement au mieux de leurs qualités mais également véritablement adaptés à toutes les facettes de l’équitation d’extérieur, de l'attelage et des jeux équestres,

- Le développement du concept des "Espaces Equestres Henson", pour permettre d'offrir ailleurs qu'en Baie de Somme. cette équitation de pleine nature innovante, qui rencontre un public de plus en plus large.

L’Espace Equestre « l’Etrier » Fort-Mahon-Plage a été la seconde implantation ainsi réalisée selon cette philosophie. Le Haras Henson Marquenterre - Ferme équestre de Saint-Jean-les-Rue, ouvert en 2011, nous permet d'aller encore plus loin, dans le contexte d'un élevage répondant aux critéres d'une gestion agro-environnementale raisonnée, favorisant la bio-diversité et la mise en valeur de milieux naturels exceptionnels en arrière-pays du littoral.

Tout en prenant le temps et le soin nécessaires pour un développement maîtrisé, nous sommes convaincus que la formule rencontrera d’autres succès fondés sur la trilogie gagnante : chevaux Henson, entretien en milieu naturel et site d’envergure exceptionnelle à découvrir et partager !

L'élevage des chevaux Henson

L’Espace Équestre Henson-Marquenterre à Saint-Quentin-en-Tourmont et le Haras Henson Marquenterre, à Saint-Jean-les-Rue, constituent nos principaux centres d’élevage des chevaux Henson. C’est leur raison d’être et tous nos efforts leur sont consacrés, afin de produire les meilleurs chevaux possibles dans les lignées historiques qui ont si bien établi la réputation de la race Henson.

Plus de 160 têtes composent en permanence l’élevage Henson proprement dit, au Marquenterre et dans les pâturages de la Ferme de Saint-Jean-les-Rue (étalons, poulinières, poulains et pouliches jusqu’à 3 ans et plus…), évoluant toute l’année, soit dans les pâturages et les polders du Parc ornithologique du Marquenterre, soit dans les marais arrière-littoraux proches de la ville de Rue.

Conformément à la philosophie initiale, l’élevage y est pratiqué selon les principes d’une approche naturelle : saillies, poulinages et entretien en liberté ; même si ceci suppose une surveillance de tous les instants et un soin permanent accordé à l’intégrité du cheptel.Nous disposons d'un potentiel de 7 étalons qualifiés et notre production atteint aujourd'hui 35 à 40 poulains par an, ce qui fait de nous - et de très loin - le principal producteur de chevaux Henson en France. L'innovation est notre priorité permanente, autour de trois axes principaux :

- l'amélioration génétique du cheptel,

- l'optimisation des conditions d'élevage,

- la valorisation du travail des chevaux

Visites d'élevage

L’Espace Equestre Henson-Marquenterre à Saint-Quentin-en-Tourmont et le Haras Henson de Saint-Jean-les-Rue, offrent, dans des milieux naturels exceptionnels, toutes les opportunités aux classes de l’enseignement primaire et secondaire de s’initier à ce monde passionnant dans lequel on ne cesse jamais d’apprendre tout en se distrayant.

La visite d’élevage permet ainsi d’aborder, à Saint-Quentin-en-Tourmont, comme à Rue, dans des contextes très originaux, tous les aspects de la vie d'une ferme d'élevage équin, vivant au rythme des saisons et en symbiose avec le milieu naturel. Bien sur, ces visites sont également proposées à tous les curieux qui désirent découvrir l'élevage équin extensif !

Réserver

Le domaine du Marquenterre

Le Domaine du Marquenterre est la partie la plus remarquable d'un vaste complexe dunaire (le plus important de la moitié nord de la France), s'étendant pratiquement d'un seul tenant de la Baie de Somme à la Baie d'Authie, sur plus de 20 kilomètres.

Il comprend près de 1000 hectares de dunes boisées, de pannes humides et de pâturages. Il est adjacent à la réserve naturelle de la Baie de Somme, qui compte 3500 hectares et recouvre toute la partie nord-ouest de l'estuaire.

Le Parc Ornithologique du Marquenterre, propriété du Conservatoire du Littoral, le borde également au sud sur plus de 200 hectares.

Cet ensemble forme une véritable "cathédrale de nature", dont le Domaine du Marquenterre en est, en quelque sorte, le "choeur", c'est-à-dire la partie la plus secrète.

C'est un espace exceptionnel, tant par la beauté de ses points de vue sur la mer et sur l'estuaire, la diversité de ses paysages et son caractère éminemment sauvage en raison de son éloignement des zones urbanisées.

Rencontre avec la faune du Domaine

La faune et la flore y sont également particulièrement riches ; parfois même d'importance internationale, attestée par de nombreux labels européens de préservation de la nature.C'est ainsi un lieu privilégié pour plus d'une centaine d'espèces d'oiseaux, en raison de sa position stratégique sur les grandes voies migratrices reliant le nord de l'Europe à l'Afrique.

Le Domaine abrite notamment l'une des plus grandes colonies de hérons, d'aigrettes et de spatules nichant dans le nord de la France. Dans les parties basses, appelées "pannes humides" et localisées dans les creux des dunes, on observe le va-et-vient incessant de nombreuses colonies d'anatidés et d'échassiers qui, au rythme des marées et des saisons, font la liaison entre l'estuaire, le Parc Ornithologique et le massif dunaire.

La cigogne, qui ne nichait plus en Picardie maritime depuis le 19ème siècle, y a repris une place de choix depuis la fin des années 80 et plusieurs nids sont visibles dans les pins proches du Parc.

On y rencontre aussi le fameux Tadorne de Belon, dont la taille est intermédiaire entre celles du canard et de l'oie et qui présente la particularité de faire son nid dans les terriers de lapin.

Plusieurs espèces de mammifères sauvages peuplent également le Domaine. Les sangliers y sont arrivés naturellement en provenance de la forêt domaniale de Crécy, distante d'environ 20 kilomètres, lorsque la forêt dunaire a commencé à prendre de la hauteur, à partir des années 70. La population de sangliers dépasse aujourd'hui la centaine de têtes, en permanence.

De même, celle du mouflon de Corse, espèce introduite au début des années 80, atteint des effectifs conséquents (150 têtes environ) et son adaptation remarquable au milieu en a fait désormais l'un des animaux les plus emblématiques du Domaine. Enfin, on y découvre également une population naturelle de chevreuils, certes plus modeste, mais également très bien implantée.

Découverte de la Flore du Parc

La flore dunaire y est également remarquable en maints endroits : dunes blanches, dunes grises, pannes humides... Ce sont des lieux privilégiés pour de nombreuses espèces rares, telles que le Liparis de Loesel (c'est une petite orchidée) dans les parties les plus humides.

Le Panicaut des Sables ou l'Elymme côtoient l'Oyat sur les dunes blanches ; le Sedum acre pointe ses touffes aux fleurs jaunes en été au milieu des lichens fragiles de la dune grise, tandis que les fourrés d'Argousier et leurs baies orange offrent à la fois un repaire impénétrable aux grands animaux et une nourriture bienvenue en automne et en hiver aux colonies de passereaux et de grives qui vont et viennent le long des côtes dans la quiétude de ces espaces d'une autre dimension.